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PÉRI/MÉNOPAUSE :
SA VIE, SON OEUVRE

Ici, vous trouverez des ressources pour comprendre ce qui vous arrive, identifier les piliers à explorer pour limiter vos symptômes, et en savoir plus les options de traitement existants. Vous y trouverez aussi des analyses claires, des guides pratiques et les actualités essentielles autour de la péri-ménopause.

Tendinites à répétition à la ménopause : simple hasard ou cause hormonale ?

Nombreuses sont les femmes en péri/ménopause qui décrivent des tendinites apparaissant sans raison évidente, avec des récidives, qui résistent aux traitements et empêchent de faire du sport.

Ce n’est NI un manque d’échauffement, NI une fatalité liée à l’âge. La science pointe une cause souvent ignorée, je vous le donne en mille : la carence hormonale.




Pourquoi depuis la ménopause, j’enchaîne les tendinites ? Coude, épaule, poignet, tendon d’Achille... : les douleurs apparaissent sans traumatisme, récidivent, résistent à la kiné et finissent par rendre le sport impossible.

Cette question est l’une des plus fréquentes posées sur le chatbot dédié à la ménopause et pourtant, la réponse reste rarement donnée de façon claire par le corps médical. Alors non, ce n’est pas juste l’âge, ni forcément un problème de posture ou de surmenage. La science montre aujourd’hui un lien direct entre ménopause et santé des tendons.


Les tendons ne sont pas indifférents aux hormones

Pendant longtemps, les tendons ont été abordés presque exclusivement sous un angle mécanique, comme des structures dont la fonction serait simplement de relier les muscles aux os et de transmettre la force produite par la contraction musculaire. Dans cette vision, lorsqu’un tendon devenait douloureux, on incriminait avant tout l’usure, le surmenage ou un défaut de geste, sans réellement s’intéresser à sa biologie propre.

Or, un tendon n’est pas un simple "câble". C’est un tissu vivant, métaboliquement actif, composé de cellules spécialisées, les ténocytes, plongées dans une matrice riche en collagène. Son rôle ne se limite pas à transmettre la force : il absorbe les contraintes, amortit les chocs, restitue de l’énergie élastique et s’adapte en permanence aux charges auxquelles il est soumis. Cette capacité d’adaptation repose sur un équilibre fin entre synthèse et dégradation du collagène, entre inflammation contrôlée et réparation tissulaire.

Ce que l’on sait aujourd’hui, c’est que cet équilibre est en partie régulé par les hormones sexuelles. Les tendons expriment des récepteurs aux œstrogènes, que l’on retrouve également dans l’os, le cerveau ou la peau. Ces récepteurs permettent aux œstrogènes d’agir directement sur le tissu tendineux, en modulant l’activité des cellules responsables de la production de collagène, l’organisation des fibres et la réponse inflammatoire locale.

Lorsque les œstrogènes sont présents en quantité suffisante, le tendon conserve une certaine souplesse, une bonne capacité à encaisser les micro-traumatismes du quotidien et une aptitude à se réparer efficacement après l’effort. À l’inverse, lorsque cette stimulation hormonale disparaît, comme c’est le cas en ménopause, le tendon devient plus rigide, plus vulnérable et moins apte à se régénérer, même en l’absence de surcharge mécanique évidente.


Ce que la ménopause change concrètement dans les tendons

À la ménopause, la chute des œstrogènes ne se limite pas aux symptômes les plus visibles comme les bouffées de chaleur ou les troubles du sommeil. Elle entraîne des modifications profondes de nombreux tissus, y compris ceux dont on parle rarement lorsqu’il est question de ménopause, comme les tendons.

Les œstrogènes participent directement au renouvellement du collagène de type I, la protéine qui donne au tendon sa résistance et son élasticité. Lorsque leur taux chute, cette production ralentit. Les fibres de collagène deviennent moins bien alignées, la matrice extracellulaire perd de sa cohésion, et certaines enzymes impliquées dans la dégradation du collagène deviennent plus actives. Dans le même temps, un état inflammatoire discret mais persistant s’installe plus facilement dans le tissu tendineux.

Ces changements ne provoquent pas forcément de lésion visible, mais ils modifient profondément le comportement du tendon : il devient plus rigide, moins capable d’absorber les contraintes et surtout moins apte à se réparer après les micro-traumatismes du quotidien. Des gestes auparavant banals comme porter un sac, jardiner, reprendre une activité physique modérée, peuvent alors suffire à déclencher une douleur durable.


Pourquoi les examens reviennent souvent normaux

C’est souvent à ce moment-là que la confusion et le découragement s’installent. La douleur est réelle, parfois intense, parfois diffuse, et pourtant les examens d’imagerie ne montrent rien d'inquiétant. L’IRM ne met pas en évidence de rupture, l’échographie parle tout au plus d’un tendon « légèrement inflammatoire ». Le message implicite est rassurant, mais il laisse une question entière sans réponse : si tout va bien, pourquoi est-ce que j’ai mal ?

La raison tient à la nature même des atteintes tendineuses liées à la ménopause. Elles ne correspondent pas toujours à des lésions structurales visibles, mais à des altérations plus fines de la qualité du tissu. Le collagène est moins bien organisé, la capacité d’adaptation du tendon est diminuée, la réponse inflammatoire est plus facilement déclenchée et plus lente à s’éteindre. Ce sont des modifications biologiques et fonctionnelles, que l’imagerie actuelle détecte mal.

Un tendon peut donc apparaître « normal » sur un examen, tout en étant fragilisé dans son fonctionnement. Il supporte moins bien les contraintes, récupère plus lentement et devient douloureux dans des situations qui ne posaient aucun problème auparavant. Ce décalage entre les résultats des examens et le vécu corporel est fréquent à la ménopause, et il ne remet pas en cause la réalité de la douleur.

Pour beaucoup de femmes, entendre que « tout est normal » alors qu’elles souffrent quotidiennement est profondément déstabilisant. Cela peut donner l’impression que la douleur est exagérée, mal comprise, voire psychologique. En réalité, elle est simplement mal objectivée par des outils qui ne sont pas conçus pour évaluer l’impact d’une carence hormonale sur les tissus.


Alors, que faut-il faire ?

Lorsqu’une douleur tendineuse s’installe, beaucoup de femmes se tournent spontanément vers la supplémentation : collagène, magnésium, vitamine C, oméga-3, etc. Ces approches sont logiques, elles donnent l’impression d’agir directement sur le tissu qui fait mal, et elles sont souvent présentées comme naturelles et sans risque.

Le problème n’est pas tant que ces compléments soient inutiles en soi, c'est surtout qu’ils n’agissent pas sur le bon niveau du problème. Le tendon n’est pas uniquement un réservoir de collagène qu’il suffirait de "remplir". Sa solidité et sa capacité de réparation dépendent avant tout de la façon dont ce collagène est fabriqué, organisé, renouvelé et intégré dans la matrice tissulaire. Et ces processus sont en grande partie régulés par les hormones.

Les œstrogènes, en particulier, ne servent pas à “apporter” du collagène. Ils agissent comme des chefs d’orchestre. Ils stimulent l’activité des cellules tendineuses, régulent l’équilibre entre synthèse et dégradation, modulent l’inflammation et influencent la qualité des fibres produites. Sans cette régulation hormonale, fournir davantage de briques ne garantit pas que le mur sera solide. C’est pour cette raison que beaucoup de femmes constatent une déception avec la supplémentation en collagène. Elles font tout correctement, prennent leurs compléments sur la durée, mais les tendinites persistent. Non pas parce qu’elles manquent de nutriments, mais parce que le signal biologique qui permet au tendon de se réparer efficacement est affaibli.



Pourquoi la supplémentation hormonale peut parfois faire une vraie différence

Chez certaines femmes, une prise en charge hormonale adaptée permet donc de modifier ce terrain de fond. En restaurant un environnement hormonal plus favorable, on ne soigne pas directement une tendinite comme on le ferait avec un anti-inflammatoire, mais on redonne au tissu les moyens biologiques de se réparer.

C’est souvent ce qui explique que des douleurs musculo-tendineuses, présentes depuis des mois, s’améliorent progressivement lorsque l’équilibre hormonal est corrigé. Le tendon n’est plus constamment en situation de fragilité. Il récupère mieux après l’effort, l’inflammation chronique s’apaise et les micro-lésions cessent de s’accumuler.

Cela ne signifie pas que la supplémentation hormonale est la seule solution, néanmoins, ignorer cette dimension revient à passer à côté d’un levier majeur, en particulier lorsque les douleurs sont apparues ou se sont aggravées autour de la ménopause.


Quand certaines femmes vont plus loin, faute de réponses suffisantes

Lorsque la douleur persiste malgré les examens rassurants, la rééducation bien menée et les compléments pris avec sérieux, certaines femmes finissent par explorer des pistes dont on parle peu dans les cabinets médicaux. Il arrive ainsi que des femmes ménopausées témoignent d’une amélioration nette de leurs douleurs tendineuses après l’application locale d’un gel contenant des œstrogènes sur la zone douloureuse, par exemple un coude, une épaule ou un genou. Ces récits sont souvent précis, circonstanciés, et surviennent après de longs mois d’impasse thérapeutique.

Il est fondamental de le dire clairement : cette pratique n’a aujourd’hui aucune valeur de preuve scientifique. Elle ne fait l’objet d’aucune recommandation officielle, d’aucun protocole validé, et ne peut en aucun cas être assimilée à une prise en charge standard d’une tendinopathie. MAIS il serait tout aussi peu rigoureux de considérer que ces témoignages n’ont strictement aucune signification. La science médicale repose sur des niveaux de preuve. Ce cadre est indispensable. Mais il a aussi ses angles morts, en particulier lorsqu’il s’agit de symptômes majoritairement féminins, chroniques, diffus, et situés à l’intersection de plusieurs spécialités.

Sur le plan biologique, l’hypothèse selon laquelle une stimulation œstrogénique locale pourrait influencer un tendon n’est pas absurde. On sait que les tendons expriment des récepteurs aux œstrogènes. On sait que ces hormones interviennent dans la synthèse du collagène, la régulation de l’inflammation et la réparation tissulaire. On sait aussi que la carence œstrogénique post-ménopausique altère ces mécanismes.

Ce que la science ne sait pas encore trancher clairement, c’est l’impact clinique réel d’une application locale, la part d’effet strictement tissulaire par rapport à une diffusion systémique minime, et surtout les conditions de sécurité à long terme, notamment chez les femmes ayant des antécédents de cancer hormonodépendant.

Autrement dit, le silence de la science ne signifie pas que le phénomène n’existe pas, mais qu’il n’a pas encore été suffisamment étudié.


Et maintenant ?

Si vous vous reconnaissez dans ce que vous venez de lire, si vous vivez des douleurs tendineuses inexpliquées depuis la ménopause, ou si certaines réponses vous manquent encore, vous n’avez pas besoin de chercher seule : le chatbot Ventilo a été conçu pour ça. Pour vous permettre de poser vos questions, avec vos mots, à partir de votre situation réelle, et vous aider à comprendre ce qui peut se jouer dans votre corps

👉 Posez votre question au chatbot de la ménopause juste ici



Sources

Inserm

Haute Autorité de Santé (HAS)

Organisation mondiale de la santé (OMS)

Journal of Endocrinology

Climacteric

Sports Medicine

Journal of Orthopaedic Research


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Ventilo Care
Cet espace a été imaginé pour permettre aux femmes de comprendre leur transition hormonale, et à naviguer dans les méandres de la péri/ménopause avec davantage de clarté. Les informations publiées ici sont relues par une professionnelle de santé, néanmoins, elles ne remplacent jamais une consultation. Nous avons chacune notre parcours unique : discutez toujours de vos choix de santé avec un·e professionnel·le qualifié·e.

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