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- Quelles vitamines & minéraux privilégier en période de ménopause ?
La ménopause est une phase de transition hormonale marquée par des changements physiologiques significatifs chez les femmes, qui peuvent affecter notre santé et notre bien-être général. Pour nous aider à surmonter cette "petite" épreuve de vie, il nous est souvent conseillé de manger équilibré . Ça veut dire quoi, concrètement ? Quelles sont les vitamines, minéraux dont on a particulièrement besoin pendant cette période ? Nous allons découvrir ensemble la liste des vitamines et minéraux nécessaires à notre équilibre alimentaire, puis, dans un second temps, nous ferons le point sur tous les compléments alimentaires du moment, pour la beauté, pour l'hydratation : collagène marin/bovin, onagre, bourrache, etc. Ces compléments sont-ils vraiment nécessaires pendant la ménopause ? À quoi servent-ils ? Réponse ci-dessous. Voici dans un premier temps la liste des vitamines, nutriments et autres minéraux nécessaires à notre équilibre alimentaire, notamment en période de ménopause. Attention : l'ensemble de ces éléments sont censés être présents en quantité suffisantes si nous avons une alimentation saine et & équilibrée. Malheureusement, entre la sur-transformation des aliments dans l'industrie aujourd'hui, et les problématiques propres à chacune concernant nos aléa de santé et rythmes de vie, il y a de grandes chances pour que l'un de ces éléments de la liste soit en carence, que vous ressentiez des pics de fatigue, etc.. Comment faire pour le savoir ? Une première prise de sang prescrite par votre médecin traitant / gyneco, etc. permettra de faire un état des lieux de vos besoins, et de vous prescrire si nécessaires des suppléments, en tenant évidemment compte de votre état de santé, des antécédents, etc. J'ai dressé plus bas la liste des risques à pratiquer l'automédication, n'oubliez pas de toujours prendre conseil auprès d'un praticien référent ! LE POINT SUR LES VITAMINES UTILES PENDANT LA MÉNOPAUSE Les vitamine B6 et B12 Elles sont impliquées dans la production d'énergie dont notre corps a besoin pour fonctionner correctement : production de globules rouges, synthèse des protéines, régénération des cellules, le maintien du fonctionnement du système nerveux central, régulation de l'équilibre hormonal. La vitamine B6 peut notamment aider à réguler les hormones et à réduire les symptômes de l'anxiété et de la dépression associés à la ménopause. La vitamine C La vitamine C s'occupe du bon fonctionnement de notre système immunitaire, de la peau et de ses tissus conjonctifs, des parois veineuses, gencives, vue, nerfs, humeur, concentration, sommeil et de la gestion du stress. La vitamine D la vitamine D n'est en fait pas une vitamine, mais une prohormone qui est liée à d'autres hormones stéroïdiennes comme le cortisol, la testostérone et le cholestérol. Elle régule les quantités de calcium et de phosphate dans notre sang et assure la minéralisation et la croissance de nos os. La vitamine E La vitamine E est un anti oxydant qui fluidifie le sang, avec des effets bénéfiques sur la circulation sanguine, et les yeux. Elle protège les cellules de l'organisme contre les effets des radicaux libres et donc du vieillissement. La vitamine K La vitamine K est également importante pour la santé osseuse, car elle contribue à la minéralisation des os. Elle travaille en synergie avec la vitamine D pour favoriser la santé osseuse et peut aider à réduire le risque d'ostéoporose pendant la ménopause. DU CÔTÉ DES MINÉRAUX Magnésium Le magnésium est impliqué dans de nombreuses réactions enzymatiques dans le corps et peut : . aider à réduire les symptômes du syndrome prémenstruel . minimiser les bouffées de chaleur pendant la ménopause. . détendre les muscles et soulager les crampes musculaires . contribuer à la production de neurotransmetteurs tels que la sérotonine, qui jouent un rôle clé dans la régulation de l'humeur. Oméga-3 Les acides gras oméga-3, présents dans les poissons gras et les graines de lin, peuvent aider à réduire l'inflammation et à maintenir la santé cardiovasculaire. Le calcium Pendant la ménopause, un apport quotidien adéquat en calcium est particulièrement important pour aider à protéger et à maintenir la densité osseuse alors que la perte osseuse s’accélère. Des suppléments de calcium et de vitamine D peuvent être pris si la quantité recommandée n’est pas atteinte, La carence en fer est relativement peu fréquente chez les femmes en période de ménopause, sauf chez certaines qui présentent une perte de sang menstruelle accrue, ce qui peut entraîner une diminution des réserves de fer dans le corps et éventuellement conduire à une anémie. Le zinc aide à réparer les dommages cutanés, favorise un système immunitaire sain et joue également un rôle dans la synthèse et la régulation des hormones. QUELS RISQUES À PRENDRE DES COMPLÉMENTS SANS AVOIR VU DE MÉDECIN ? Multiplier les compléments alimentaires en automédication pendant la ménopause comporte plusieurs risques potentiels : Interactions médicamenteuses : Certains compléments alimentaires peuvent interagir avec des médicaments que vous prenez déjà, ce qui peut entraîner des effets indésirables ou réduire l'efficacité de vos médicaments. Par exemple, des interactions peuvent survenir avec des anticoagulants, des médicaments pour le diabète, des antidépresseurs, etc. Effets secondaires : Les compléments peuvent avoir des effets secondaires indésirables, notamment des nausées, des maux de tête, des troubles gastro-intestinaux, des réactions allergiques, etc. Ces effets peuvent être exacerbés si vous prenez plusieurs compléments alimentaires en même temps. Dépassement des doses recommandées : En prenant plusieurs compléments alimentaires simultanément, il est facile de dépasser les doses recommandées pour certains nutriments, ce qui peut être nocif pour la santé. Par exemple, un excès de vitamine A peut entraîner des problèmes hépatiques, un excès de vitamine D peut causer des troubles du calcium, etc. Mauvaise qualité des produits : Tous les compléments ne sont pas réglementés de la même manière, et certains produits peuvent contenir des contaminants ou des ingrédients inactifs. La qualité et la pureté des compléments alimentaires peuvent varier d'une marque à l'autre, ce qui peut entraîner des risques pour la santé. Déséquilibre nutritionnel : En se concentrant uniquement sur les compléments alimentaires, il est possible de négliger une alimentation équilibrée et variée, ce qui peut entraîner des carences nutritionnelles et des déséquilibres dans votre alimentation. Report de soins médicaux nécessaires : En se fiant uniquement aux compléments alimentaires pour gérer les symptômes de la ménopause, il est possible de retarder la recherche de soins médicaux appropriés pour des problèmes de santé sous-jacents. J'espère que ces premières informations concernant la gestion des vitamines et minéraux en période de ménopause vous permettra d'y voir plus clair sur l'offre pléthorique des compléments alimentaires. Rappelez-vous qu'une alimentation soignée est à la base de tout, et prenez contact avec un.e professionnel.le de santé pour toute question relative à votre besoin personnel. Pour découvrir la suite des articles consacrés aux compléments alimentaires, rdv ici : Quelles solutions pour pallier au manque d'hydratation / sécheresse pendant la ménopause ? Quelles solutions (plantes, compléments, etc) pour lutter contre le stress durant la ménopause ?
- Le point sur le collagène et autres compléments alimentaires pour hydrater sa peau pendant la ménopause
Vous êtes en périménopause depuis quelques mois ? Vous n'avez pas pu passer à côté du déferlement de compléments alimentaires de beauté qui vous promettent de lutter contre la sécheresse de votre peau : collagène marin/bovin pour la peau et les articulations, huile d'onagre, de bourrache, acide hialuronique pour la peau, pastilles d'hydratation, etc. Est-ce que ces compléments fonctionnent vraiment ? Qu'en dit la science ? Et vous : est-ce que ça vous aide réellement ? On fait le point. Dans cet article, vous découvrirez : La réalité des compléments alimentaires pour conserver une peau hydratée Le collagène L'acide hialuronique L'huile d'onagre L'huile de bourrache Les compléments alimentaires type collagène pour conserver une peau hydratée : ça fonctionne ? Avec la diminution des niveaux d'œstrogène, la peau peut devenir plus sèche, moins élastique et plus sujette aux rides et aux ridules. Pour contrer ces effets du vieillissement cutané, l'utilisation de compléments alimentaires de beauté peut être une solution efficace pour maintenir une peau hydratée et éclatante. Parmi les compléments les plus connus pour préserver la jeunesse de la peau, on trouve le collagène, l'acide hyaluronique, la bourrache, et l'onagre : 1. Le point sur le collagène Le collagène est une protéine structurelle essentielle présente naturellement dans la peau, qui lui confère fermeté et élasticité. Cependant, avec l'âge et la diminution des niveaux d'œstrogène, la production de collagène diminue, ce qui peut entraîner un relâchement cutané et l'apparition de rides. Les compléments de collagène peuvent-ils vraiment aider à stimuler la production de cette protéine ? Aucune preuve scientifique à date n'existe pour valider cette théorie, que le collagène soit en poudre, à boire, en gélule, marin ou bovin : " Lorsque du collagène est ingéré, il est traité comme toutes les autres protéines : il est dégradé en acides aminés pour pouvoir passer la barrière intestinale. Une fois assimilés, ces acides aminés peuvent servir à reconstruire des protéines, mais pas le collagène plus spécifiquement qu’une autre. » Dire qu’il va venir régénérer le cartilage ou combler les rides est aussi absurde qu’imaginer que manger du jarret de porc vous donnera de bons mollets musclés ou que la cervelle d’agneau vous fournira des neurones pour être plus intelligent. " Extraits de l'article Que Choisir de Janvier 2024 Vous entendez beaucoup de femmes dans votre entourage qui vous soutiennent mordicus que ça fonctionne chez elles ? C'est possible ! Mais tant que les preuves scientifiques ne seront pas établies, il est difficile de s'appuyer sur de seules expériences personnelles et/ou études proposées par des laboratoires qui sont les mêmes qui vendent ces compléments. Sachez par ailleurs que la plupart de ces compléments contiennent en plus du collagène des actifs autres dans leur formulation - type anti oxydants ou Vitamine C - qui EUX, ont démontré scientifiquement leurs bénéfices. 2. Et les compléments à base d'acide hyaluronique ? L'acide hyaluronique est un hydratant naturel présent dans la peau, qui retient l'eau et maintient l'hydratation cutanée. Avec l'âge, la production d'acide hyaluronique diminue, ce qui peut entraîner une perte d'élasticité et l'apparition de rides. Alors, sous forme de compléments, ça fonctionne ? Eh bien... Je vous renvoie à ce qui est écrit plus haut pour le collagène : same same... pour le moment parmi les études scientifiques réalisées ! 3. Huile d'Onagre : c'est un oui ! L'huile d'onagre est souvent louée pour ses bienfaits pendant la ménopause en raison de ses propriétés riches en acides gras essentiels, notamment l'acide gamma-linolénique (GLA). Pendant la ménopause, les niveaux d'œstrogène diminuent, ce qui peut entraîner des déséquilibres hormonaux et des symptômes tels que les bouffées de chaleur, la sécheresse cutanée et les fluctuations de l'humeur. L'huile d'onagre est réputée pour sa capacité à réguler ces symptômes en aidant à équilibrer les hormones. En particulier, l'acide GLA contenu dans l'huile d'onagre peut favoriser la production d'hormones bénéfiques, améliorer l'hydratation de la peau et réduire l'inflammation. L’huile d’onagre aide aussi à ralentir l’apparition des rides et à redonner aux peaux matures de l’élasticité (cf cet article sur la routine de soin à adopter pendant la ménopause). Comment la prendre ? L'huile d'Onagre est généralement consommée sous forme de capsules de complément alimentaire. La posologie la plus courante est de 500 à 1000 mg par jour. À prendre pendant un repas pour optimiser son absorption. 4. Huile de bourrache : c'est aussi un oui ! L’huile de bourrache et l’huile d’onagre présentent de grandes similitudes, ainsi que des propriétés spécifiques. Leur profil lipidique se distingue notamment par la présence de l’acide gamma linoléique, un acide gras essentiel de la famille des oméga-6 qui est à l’origine de nombreux bienfaits. Toutefois, il existe des nuances de composition qui entraînent des différences dans les indications d’usage : L’huile de bourrache est naturellement plus riche en AGL (jusqu’à 27 %) par rapport à l’huile d’onagre (jusqu’à 14 %). En revanche, cette dernière contient plus d’acide linoléique (jusqu’à 75 %) que l’huile de bourrache (jusqu’à 48 %). L’huile de bourrache contient des vitamines A, D et K. La vitamine A intervient essentiellement dans le renouvellement des cellules, la vitamine D augmente la disponibilité du calcium dans l’organisme tout en renforçant les défenses immunitaires, tandis que la vitamine K intervient dans la coagulation sanguine et contribue à protéger le système cardiovasculaire. Par ici pour en savoir plus sur la liste des vitamines et minéraux à privilégier durant la ménopause Comment la prendre ? Vous pouvez effectuer une cure d'huile de Bourrache par voie orale, en prenant 1 à 2 g par jour (une petite cuillère à café), sans dépasser 4 semaines. (3 fois par an max.) 5. Peut-on associer l'huile de bourrache et l'huile d'onagre Tout à fait ! De nombreux compléments alimentaires sous forme de gélules existent sur le marché, celui-ci est très bien noté ! Vous avez des questions / remarques ? Il y a des compléments qui fonctionnent très bien chez vous et dont vous souhaitez parler ? Rendez-vous dans les commentaires !
- Quelles plantes pour soulager le stress pendant la ménopause ?
Vous êtes en périménopause depuis quelques mois ? Vous n'avez pas pu passer à côté du déferlement de plantes vendues sous forme de gélule, tisane ou huile, qui promettent de vous aider à appréhender plus sereinement cette folle période de votre vie : CBD, sauge, rodhiole, etc. Est-ce que ces plantes fonctionnent vraiment ? Qu'en dit la science ? Et vous : est-ce que ça vous aide réellement ? On fait le point. Les plantes pour lutter contre le stress : ça fonctionne ? Attention, sujet sensible ! Il faut déjà faire la différence entre le stress et l'état émotionnel lié aux fluctuations hormonales lors de la ménopause (qui sont bien réels !), et un trouble mental déjà existant que la ménopause viendrait renforcer. Ce ne sont donc pas des gélules qui vous permettront de retrouver un équilibre émotionnel stable si vous souffre z de dépression . Il convient toujours de consulter, et vous pouvez aussi appeler le numéro vert de la Croix-Rouge : 0800 858 858 pour échanger avec un.e professionnel.le. Ceci étant posé, voyons déjà la responsabilité des changements hormonaux pendantn la ménopause sur notre humeur... Comment les changements hormonaux pendant la ménopause contribuent-ils à l'augmentation du stress et de l'anxiété ? Fluctuations hormonales : Pendant la ménopause, les niveaux d'œstrogènes et la progestérone diminuent de manière significative. Ces hormones jouant un rôle crucial dans la régulation de l'humeur et du bien-être émotionnel, leurs fluctuations peuvent perturber l'équilibre chimique du cerveau, et entraîner une augmentation du stress et de l'anxiété. Impact sur le système nerveux : Les hormones influencent également le fonctionnement du système nerveux central. Les changements hormonaux pendant la ménopause peuvent affecter la production de neurotransmetteurs, les substances chimiques responsables de la communication entre les cellules nerveuses. Des déséquilibres dans les niveaux de neurotransmetteurs, tels que la sérotonine et la noradrénaline, peuvent contribuer à l'anxiété et à la détresse émotionnelle. Symptômes physiques associés : Les symptômes physiques de la ménopause, tels que les bouffées de chaleur, les troubles du sommeil, les douleurs articulaires et musculaires, peuvent causer de l'inconfort physique et augmenter le stress. La gestion de ces symptômes peut être source de frustration et d'anxiété, surtout si elles interfèrent avec les activités quotidiennes et le sommeil. Effets sur le sommeil : Les fluctuations hormonales pendant la ménopause peuvent perturber le cycle du sommeil, ce qui peut entraîner des problèmes d'insomnie et de qualité de sommeil. Le sommeil insuffisant ou perturbé est étroitement lié au stress et à l'anxiété, car il peut aggraver les symptômes émotionnels et rendre plus difficile la gestion du stress quotidien. Quelles plantes sont plébiscitées pour nous aider à surmonter des périodes de stress & surmenage pendant la ménopause, et qui ne seraient pas liées à un trouble mental déjà existant ? Millepertuis : Le millepertuis est une plante traditionnellement utilisée pour traiter la dépression légère à modérée et l'anxiété. Il agit en augmentant les niveaux de certains neurotransmetteurs, comme la sérotonine, dans le cerveau, ce qui peut aider à améliorer l'humeur et réduire le stress. Chanvre : Le chanvre est une plante de la famille du cannabis, mais il contient des niveaux très faibles de THC, le composé psychoactif du cannabis. Les produits à base de chanvre, tels que l'huile de graines de chanvre ou le CBD (cannabidiol), sont de plus en plus utilisés pour leurs propriétés relaxantes et apaisantes. Le CBD agit sur le système endocannabinoïde du corps, qui joue un rôle dans la régulation de l'humeur, du stress et de l'anxiété. Il peut aider à réduire le stress et à favoriser la détente sans provoquer d'effets psychoactifs. Safran : Le safran est une épice précieuse dérivée des stigmates de la fleur de Crocus sativus. Il est traditionnellement utilisé en médecine traditionnelle pour traiter la dépression, l'anxiété et le stress. Des études ont montré que le safran peut avoir des effets positifs sur l'humeur et réduire les symptômes de la dépression et de l'anxiété. Il est souvent utilisé sous forme de complément alimentaire ou ajouté à des plats pour ses bienfaits sur la santé mentale et émotionnelle. Rhodiola rosea : La rhodiole est une plante adaptogène qui aide le corps à s'adapter au stress et à normaliser les réponses physiologiques au stress. Elle peut aider à réduire la fatigue, à améliorer la concentration et à renforcer la résistance au stress émotionnel. Valériane : La valériane est une plante sédative qui peut aider à induire le sommeil et à soulager l'anxiété. Elle est souvent utilisée pour traiter les troubles du sommeil liés au stress et à l'anxiété pendant la ménopause. Évidemment, gardez en tête que ces plantes peuvent interagir avec certains médicaments que vous prendriez déjà, et donc ne pas vous convenir ! N'oubliez pas d'échanger avec un.e professionnel.le de santé pour répondre au mieux à vos besoins. Existe-t-il des risques à soulager les signes de stress induits par la ménopause par les plantes ? Les recommandations officielles déconseillent aux femmes qui ont des antécédents de cancer du sein ou de l’utérus de prendre des plantes contenant des phytoestrogènes (sauge, houblon, gingseng, etc.) Mieux vaut éviter de cumuler plusieurs sources de phytoestrogènes. De plus, la prise prolongée de phytoestrogènes n'a fait l'objet d'aucune étude. Elle ne devrait s'effectuer que sous contrôle médical. Les durées de traitement sont généralement limitées à quelques mois. Un excès de graines de lin entraîne un inconfort intestinal et parfois de la diarrhée. Voilà pour les plantes qui peuvent vous être utiles pour soulager le stress pendant cette période ! N'hésitez pas si vous avez des questions / remarques : les commentaires sont ouverts.
- Distinguer ménopause, péri-ménopause et pré-ménopause : le guide de la ménopause
La ménopause, c'est un état dont on parle peu, qu'on associe parfois à une maladie, souvent à une tare, encore presque toujours à un tabou. Si vous êtes arrivée jusque ici, c'est sans doute que vous vous posez de questions précises sur ce qu'il vous arrivera dans quelques années, ou ce qui vous arrive déjà si vous êtes en plein dedans ! En plein dedans... Mais en plein quoi ? Péri-ménopause ? Pré-ménopause ? Quelles sont les différences entre tous ces états que l'on traverse quand on est une femme ? Voici quelques éléments de réponse grâce à ce petit guide de la ménopause. La définition officielle de la ménopause La ménopause marque la fin des règles, et donc de la fertilité chez une femme. C'est un processus biologique complexe caractérisé par une diminution progressive des hormones sexuelles féminines, les œstrogènes et la progestérone. Vous êtes officiellement en ménopause lorsque vous n'avez pas eu de règles pendant 1 an. En France, l'âge moyen est de 51 ans, mais cette moyenne varie évidemment en fonction de multiples facteurs (ménopause précoce suite à une maladie, origines ethniques, style de vie, etc.) Par exemple : les femmes d'origine africaine ou latino-américaine tendent à atteindre la ménopause environ deux ans plus tôt que les femmes caucasiennes, tandis que les femmes d'origine asiatique connaissent en moyenne la ménopause au même âge que les femmes caucasiennes, généralement vers 50-51 ans. Par ailleurs, les femmes vivant en zones urbaines sont ménopausées plus tard que celles vivant en zone rurale. La variation hormonale que l'on vit peut donner lieu à une variété de symptômes (il y en a plus d'une quarantaine !), tels que : bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, troubles du sommeil, changements d'humeur, sécheresse vaginale, etc. La baisse des œstrogènes peut également contribuer à des changements dans la densité osseuse, augmentant ainsi le risque d'ostéoporose (et donc, de fractures) et augmente le risque de maladies cardiovasculaires (maladies coronariennes, accidents vasculaires cérébraux et maladies vasculaires périphériques.) La périménopause : La phase de transition La périménopause est la période qui précède la ménopause . Pendant cette phase, les ovaires commencent à réduire leur production d'œstrogènes et de progestérone, ce qui peut entraîner des changements dans les cycles menstruels. Les femmes peuvent expérimenter des saignements irréguliers, des bouffées de chaleur, des changements d'humeur et d'autres symptômes liés à cette fluctuation hormonale. Cette période de transition est variable d'une femme à l'autre : de quelques années à une décennie (#chouette) avant que la ménopause ne soit officiellement atteinte. Pendant cette phase, les symptômes peuvent être intermittents ou constants et peuvent varier en intensité. Cette période est pleine de défis physiques et émotionnels pour nombre d'entre nous, il faut constamment s'adapter à l'évolution de nos symptômes, ce qui fonctionne quelques mois peut ne plus rien donner, bref, c'est un casse-tête, et, cerise sur le gâteau : personne n'en parle, le corps médical non plus puisqu'il n'existe que très peu d'études concernant la santé des femmes en ménopause , et que, globalement, tout ce qui touche au vieillissement des femmes est perçu comme un tabou majeur dans notre chère société. La pré-ménopause : Les premiers signes de changement La pré-ménopause est la phase initiale de la transition menant à la ménopause . Elle survient généralement dans la quarantaine, bien que cela puisse varier d'une femme à l'autre. Pendant la pré-ménopause, les signes avant-coureurs de la périménopause peuvent commencer à se manifester. Les cycles menstruels peuvent devenir plus courts ou plus longs, plus irréguliers, et certains symptômes tels que les bouffées de chaleur peuvent apparaître. Bref, c'est la périménopause, mais en moins pire. (chouette !) ATTENTION : Les femmes mettent souvent du temps à se rendre compte que leur état émotionnel ( sautes d'humeur, de la fatigue, des troubles du sommeil) est lié à une fluctuation hormonale. Il est donc primordial de se renseigner sur la ménopause le plus possible ! C'est pour cette raison que nous avons créé cet espace, n'hésitez pas à parcourir l'ensemble des posts présents sur ce site !
- Quelle routine de soin pour son visage pendant la ménopause ?
Les déséquilibres hormonaux, en particulier une diminution des niveaux d'œstrogène pendant la ménopause, peuvent jouer un rôle majeur dans le vieillissement de la peau : diminution de la production de collagène, perte d'hydratation, peau rugueuse, acné, etc. Alors, quelle nouvelle routine de soin faut-il mettre en place ? Quels sont les ingrédients actifs à privilégier ? Et les compléments alimentaires type collagène et autres gélules d'onagre, de bourrache, etc, c'est une bonne idée ? Faisons le point ! Au sommaire : Les hormones responsables de la qualité de votre peau Les ingrédients actifs à privilégier à partir de la périménopause dans votre routine de soin Un exemple concret de routine pour un visage au top Quels compléments alimentaires dits " de beauté" pendant la ménopause Petit point sur les hormones et le vieillissement de la peau Le vieillissement de la peau est un processus complexe influencé par plusieurs facteurs, notamment génétiques, environnementaux et hormonaux. Parmi les hormones, plusieurs jouent un rôle dans le vieillissement cutané, mais les principaux acteurs sont : L'œstrogène : L'œstrogène contribue à maintenir l'hydratation, la fermeté et l'élasticité de la peau en stimulant la production de collagène et d'élastine. Avec la diminution des niveaux d'œstrogène pendant la ménopause, la peau peut devenir plus sèche, moins ferme et sujette à une perte de densité. Par ailleurs, cette hormone ayant un effet apaisant sur l'inflammation cutanée, sa diminution peut aussi augmenter la sensibilité de la peau, rendant celle-ci plus réactive à des irritants externes et susceptibles de développer des rougeurs ou des irritations. La testostérone : Bien que l'on associe souvent la testostérone aux hommes, elle est également présente en petites quantités chez les femmes. La testostérone aide à réguler la production de sébum et à maintenir l'équilibre lipidique de la peau. Des déséquilibres hormonaux, tels que des niveaux élevés de testostérone, peuvent contribuer à des problèmes cutanés tels que l'acné. Le cortisol : Le cortisol est une hormone du stress sécrétée par les glandes surrénales. Des niveaux élevés de cortisol peuvent favoriser la dégradation du collagène et de l'élastine, accélérant ainsi le processus de vieillissement cutané. La mélatonine : La mélatonine est principalement connue pour réguler le cycle veille-sommeil, mais elle a également des effets antioxydants et protecteurs sur la peau. Une diminution des niveaux de mélatonine peut rendre la peau plus vulnérable aux dommages causés par les radicaux libres et contribuer au vieillissement cutané prématuré. Les ingrédients actifs à privilégier à partir de la périménopause Pour maintenir sa peau hydratée pendant la ménopause, il est essentiel d'opter pour une routine de soin avec des produits contenant des ingrédients actifs adaptés. Ce sont ces éléments que vous devez chercher en priorité (et en fonction de vos besoins !) lorsque vous avez besoin de renouveler l'une de vos crèmes : Les actifs qui hydratent et renforcent la barrière cutanée : Acide hyaluronique : Cet ingrédient est un hydratant puissant qui aide à retenir l'eau dans la peau, améliorant ainsi son hydratation et son élasticité. Il peut aider à lisser les rides et ridules et à donner à la peau un aspect plus rebondi. Peptides : Les peptides sont des fragments de protéines qui peuvent aider à stimuler la production de collagène et d'élastine dans la peau. Ils sont efficaces pour réduire l'apparence des rides et pour raffermir la peau. Céramides : lipides naturellement présents dans la peau qui aident à former la barrière cutanée et à maintenir la peau hydratée. Bon à savoir Le film à la surface de votre peau - appelé le film hydrolipidique - est constitué d'eau ET de sébum (=huile). Il est donc utile d'hydrater votre peau avec des ingrédients à base d'eau comme vu au-dessus, mais aussi en huile : avocat, chanvre, calendula, argan, etc. -> Pour choisir l'huile qui conviendra le mieux à votre visage, c'est par ici Les actifs anti-rides Rétinoïdes : Les rétinoïdes, dérivés de la vitamine A, sont connus pour leur capacité à accélérer le renouvellement cellulaire et à stimuler la production de collagène. Ils peuvent aider à atténuer les rides, à uniformiser le teint et à réduire les taches pigmentaires. ATTENTION : cet ingrédient doit être manié avec précaution. 1 fois par semaine pour débuter, le soir uniquement. Et n'oubliez pas d'ajouter à votre routine de jour une crème solaire SPF 50, puisque cet actif est photosensible et peut créer des taches de pigmentation. Antioxydants : Les antioxydants tels que la vitamine C, la vitamine E, le thé vert et le resvératrol aident à protéger la peau contre les dommages causés par les radicaux libres, qui contribuent au vieillissement prématuré de la peau. Ils peuvent également aider à éclaircir le teint et à réduire l'inflammation. Les actifs exfoliants Acides alpha-hydroxy (AHA) : Les AHA, tels que l'acide glycolique et l'acide lactique, sont des exfoliants doux qui aident à éliminer les cellules mortes de la peau, à améliorer la texture de la peau et à stimuler le renouvellement cellulaire. Ils peuvent également aider à réduire l'apparence des ridules et des taches pigmentaires. L’acide salicylique (BHA) : l'exfoliant idéal pour les peaux acnéiques et grasses. 2 choses importantes à garder en tête : . Certains ingrédients actifs sont photosensibles : n'oubliez pas de protéger votre visage du soleil en appliquant une crème SPF30 minimum . Vous pouvez associer certains de ces actifs, mais tous ne font pas bon ménage ! Voici un tableau récapitulatif, à enregistrer dans votre téléphone : Comment intégrer ces actifs dans sa routine de soin ? Voici une proposition concrète de routine de soin, avec des exemples de produits que vous pouvez acheter en ligne ou en para-pharmacie. Attention : cette routine est particulièrement complète, j'ai mis en italique ce qui n'est pas "obligatoire" (tout en gardant en tête que la meilleure routine de soin est d'abord celle qui vous convient !) Le soir : Huile démaquillante Paï pour enlever tout le maquillage, résidus de crème solaire, etc. Nettoyant Cerave pour nettoyer votre peau Une eau florale chez Melvita par exemple, pour enlever les résidus de calcaire après un nettoyage à l'eau Sérum retinol Khiels, à alterner avec un sérum à l'acide hialuronique de chez Vichy Contour des yeux Khiels Avocado eye treatment Crème nourrissante Centifolia ou de l'huile végétale bio pressée à froid Le matin : Pas besoin de re-nettoyer votre peau, vous riquez de l'assécher. Néanmoins vous pouvez utiliser de l'eau florale pour la rafraichir avant de passer à votre routine du matin : Contour des yeux Khiels Avocado eye treatment Sérum à l'acide hialuronique de chez Vichy, ou un serum à la vitamine C pour unifier le teint et donner bonne mine les jours ou vous n'avez pas mis de rétinol le soir précédent Crème de jour Eucerin Crème SPF 50 Beauty of Joseon (en ligne uniquement, mais croyez moi : elle vaut le détour !) 1 à 2 fois par semaine Gommage exfoliant Paula's choice Masque hydratant Embryolisse Je précise qu'aucun de ces liens n'est affilié, s'ils sont proposés ci dessus c'est qu'ils ont été testés et validés par mes soins et/ou des proches ! Et les compléments alimentaires à base de collagène, onagre, bourrache, etc. pour hydrater sa peau "de l'intérieur", est ce que ça fonctionne ? Découvrez l'article en cliquant juste ici
- Les progestatifs et les tumeurs cérébrales type méningiomes : Ce que vous devez savoir
Depuis le début des années 2000, plus d'un millier de cas de méningiomes, une forme de tumeur cérébrale du cerveau ont été attribués à des traitements prolongés utilisant des progestatifs, les dérivés de la progestérone. Cette dernière étant largement utilisée pour traiter des conditions telles que l'endométriose, l'infertilité, les troubles menstruels ainsi que… la ménopause. Faisons le point sur les progestatifs concernés, et les recommandations actuelles. Dans cet article, vous trouverez des réponses datant de Mars 2024 concernant les points suivants : Qu'est-ce que les progestatifs ? Qu’est ce que le méningiome ? Des études qui alertent depuis 20 ans Quels sont les progestatifs concernés ? Quelles sont les recommandations de l’ANSM ? Pourquoi c’est un scandale médical ? Pourquoi c’est VRAIMENT agaçant ? Comment faire bouger les lignes ? Qu'est-ce que les progestatifs ? Les progestatifs sont des hormones synthétiques ou naturelles qui imitent l'action de la progestérone, une hormone produite naturellement par le corps. Ils sont souvent utilisés en combinaison avec les œstrogènes dans le THS pour aider à réguler le cycle menstruel et prévenir la croissance excessive de l'endomètre. Dans le cadre de la ménopause, les progestatifs sont souvent administrés en combinaison avec les œstrogènes dans le traitement hormonal de substitution afin de soulager les symptômes tels que les bouffées de chaleur, les troubles du sommeil, sautes d'humeur, etc. Qu’est ce que le méningiome ? C’est une une forme de tumeur au cerveau qui peut provoquer de lourds handicaps (non mortel). 9 personnes sur 100 000 sont susceptibles de développer un méningiome chaque année. Il représente plus d’une tumeur cérébrale sur trois ; c’est la tumeur cérébrale la plus courante à partir de 35 ans. Des études qui alertent depuis 20 ans Les préoccupations concernant les risques associés aux progestatifs, en particulier leur lien avec les tumeurs cérébrales, sont soulevées depuis le début des années 2000. Plusieurs études ont montré une corrélation entre l'utilisation à long terme de certains progestatifs (plus d’un an) et une augmentation du risque de développer des tumeurs cérébrales, notamment des méningiomes. Des recherches antérieures avaient révélées que l'utilisation prolongée et à des doses élevées de trois progestatifs spécifiques : - l'acétate de cyprotérone (Androcur) à une dose de ≥ 25 mg/jour, -le chlormadinone (Lutéran) à une dose de 2 à 10 mg/jour -le nomégestrol (Lutenyl) à une dose de 3,75 à 5 mg/jour accroissait considérablement le risque de développer un méningiome. Ces conclusions avaient conduit à l'émission de recommandations concernant l'utilisation de ces médicaments et la nécessité d'une surveillance régulière par imagerie cérébrale chez les patientes les prenant… Et encouragé les femmes françaises à se rabattre sur le Colprone : de 10 000 à plus de 30 000 consommatrices en trois ans. Quels sont les progestatifs concernés ? C’est tout l’objet de l’étude menée par Epi-Phare, en association avec l’AP-HP, rendue publique en juillet 2023 et publiée le 28 mars 2024 dans le BMJ. Le cas de 18 061 femmes âgées de 45 à 74 ans, avec une moyenne d'âge de 58 ans, ayant subi une chirurgie pour un méningiome entre 2009 et 2018 en France, a été étudié, en même temps qu’un groupe de 90 305 femmes témoins. Les résultats révèlent que : L'utilisation prolongée (d'un an ou plus) de médrogestone (Colprone) est associée à un risque 3,5 fois plus élevé de méningiome nécessitant une intervention chirurgicale par rapport aux témoins. Pas de risque accru pour les femmes traitées pendant moins d’un an, SAUF si elles ont utilisé un autre progestatif à risque avant de passer au Colprone L'utilisation prolongée de l'acétate de médroxyprogestérone injectable (Depo Provera) est associée à un risque multiplié par 5,6. Le risque est multiplié par 2 lors des expositions prolongées à la promégestone (Surgestone), qui n’est plus commercialisée en France depuis 2020. L’étude n’a pas révélé de risque de méningiome pour une utilisation de moins d'un an de ces trois progestatifs et en l’absence d’exposition préalable aux trois progestatifs cyprotérone, nomégestrol et chlormadinon. Les expositions à la progestérone par voies orale/intra-vaginale ou percutanée (Utrogestan et génériques) et à la dydrogestérone (Duphaston) n’ont pas été significativement associées à un sur-risque de chirurgie de méningiome intracrânien. Les résultats concernant les DIU au lévonorgestrel (stérilets hormonaux Mirena, Donasert, Kyleena et Jaydess), un contraceptif largement utilisé, sont très rassurants et en faveur de l’absence de risque de méningiome. Pour les autres progestatifs utilisés seuls : Diénogest, Visanne et génériques, drospirénone (Slinda) et désogestrel (Cérazette et génériques) l’étude épidémiologique n’a pas pu étudier le risque de méningiome, par limite méthodologique et antériorité insuffisante dans les bases de remboursement de l’Assurance Maladie. Pour ces progestatifs, le risque de méningiome n’est donc pas connu et ne peut être exclu à ce jour. Des études complémentaires sur le risque de méningiome associé à ces progestatifs sont nécessaires notamment au regard de leur utilisation croissante. Quelles sont les recommandations de l’ANSM ? En cas d’antécédent de méningiome ou de méningiome existant, l’introduction d’un traitement progestatif est contre-indiquée, sauf exception à évaluer en réunion de concertation pluridisciplinaire (constituée de gynécologue et/ou endocrinologue et neurochirurgien) sur la base du rapport bénéfice/risque individuel pour les personnes traitées et de la présence ou non d’alternatives thérapeutiques ; La prescription d’un nouveau progestatif en relais d’un traitement antérieur par acéate de cyprotérone, de chlormadinone ou de nomégestrol n’exclut pas le risque de méningiome, sans que l’on puisse pour le moment le déterminer. Il est nécessaire, avant toute nouvelle prescription ou switch entre progestatifs, de vérifier l’ensemble des progestatifs déjà utilisés et leur durée d’utilisation ; Le traitement doit être prescrit à la dose minimale efficace avec une durée d’utilisation la plus courte possible ; L’intérêt à poursuivre le traitement doit être réévalué régulièrement (tous les ans), notamment aux alentours de la ménopause, le risque de méningiome augmentant fortement avec l’âge ; Une IRM cérébrale devra être réalisée en cas de signes cliniques neurologiques évocateurs d’un méningiome (maux de tête, troubles de la vision, du langage, de la mémoire et de l’audition, nausées, vertiges, convulsions, perte de l’odorat, faiblesse ou paralysie). Je vous invite à lire l’ensemble des recommandations pour chaque type de progestatif juste ici Pourquoi c’est un scandale médical ? > Encore une fois, la question du fossé entre la gestion médicale de la santé des femmes et celles des hommes se posent. POURQUOI n’y a t il pas davantage de fonds alloués aux études médicales concernant les conséquences possibles de ces médicaments sur notre santé ? > En France, des victimes de l’Androcur et d’autres progestatifs poursuivent l’état en justice, et notamment l’agence du médicament, pour avoir tardé à informer correctement les patientes des risques malgré les nombreuses alertes. Un scandale qui ressemble fort aux cas du Mediator et de la Dépakine « Ce n’est que sur la période octobre 2018-2020, alors que plus de 20 publications étaient parues sur le sujet et que plus de 500 cas de méningiomes chez des patients traités par acétate de cyprotérone avaient été déclarés (ce qui est énorme au vu de l’incidence très faible des méningiomes) que les mesures adaptées ont été prises avec un plan de gestion des risques », relève le rapport d’expertise. > Au delà de la ménopause , le Depo Provera, un contraceptif injectable, est relativement peu utilisé en France (5 000 personnes concernées), MAIS son utilisation est extrêmement répandue dans le monde, avec 74 millions de femmes dont - il fallait s’y attendre - la plupart viennent d’un milieu social très défavorisé, vivant dans des pays en voie de développement (13 sur 74 millions de femmes vivent en Indonésie, je vous laisse imaginer les conséquences potentiellement désastreuses de l’apparition de ces tumeurs chez ces femmes.) Enfin, soyons rassurées (non), dans un communiqué relayé par The Guardian, le fabricant du Depo Provera, Pfizer, reconnaît être conscient de ce risque et annonce qu'il va « mettre à jour les notices des produits.» On croit rêver. Pourquoi c’est VRAIMENT agaçant ? Parce que j’ai envie d’avoir confiance dans la science, que je suis à priori pour la prise d’hormones dans le cas où les symptômes seraient trop handicapants pendant la ménopause, mais que ! ENCORE UNE FOIS, les défaillances des labo pharmaceutiques, de l’État, et le manque de mise à jour des connaissances médicales concernant la santé de la femme nous retombe dessus. ENCORE UNE FOIS, il nous incombe d’être mieux renseignées que des professionnel.le.s pour gérer notre santé, avec le risque toujours plus accru de se laisser berner par des contenus complotistes qui pullulent sur le net, et pour celles qui choisissent de ne pas utiliser de traitements hormonaux, de dépenser une somme considérable - non remboursée par la sécurité sociale - autour de compléments ou d'approches paramédicales qui n’ont pas toujours de preuve scientifique de leur efficacité. Comment faire bouger les lignes ? Première étape : en parler ! La ménopause est un sujet profondément politique, il est temps de faire sortir ce sujet des sphères intimes et que nos responsables prennent la mesure des coûts liés au tabou autour de ce sujet, et plus globalement autour de la santé de la femme. Selon un rapport du Forum économique mondial datant de fin 2023, la moindre prise en charge de notre santé par rapport à celle des hommes coûte 1 000 milliards de dollars (920 milliards d'euros) par an. Avec le vieillissement généralisé de la population et l'extension de la durée de vie, nous allons passer pratiquement la moitié de notre vie sans hormones, il serait temps de se poser sérieusement sur cette problématique. La parole se libère petit à petit, des podcasts émergent, des femmes politiques prennent la parole. Et nous aussi, avec Balance ta ménopause : on est là.
- Traitement hormonal “bio-identique” de la ménopause… Ça veut dire quoi au juste ?
Quand on parle de traitement hormonal “bio-identique” de la ménopause, le mot “bio-identique” signifie que l’hormone utilisée a exactement la même structure moléculaire que celle produite naturellement par ton corps. Mais attention : Ce n’est pas naturel. C’est fabriqué en laboratoire, à partir de plantes comme le soja ou l’igname. En France, le THM prescrit (patch d’œstradiol + Utrogestan) est déjà bio-identique ! Qu’est-ce qu’une hormone bio-identique ? Les hormones bio-identiques sont moléculairement identiques à celles que notre corps produit naturellement . Fabriquées à partir de plantes comme le soja ou l’igname sauvage, elles sont ensuite transformées en laboratoire pour obtenir une structure chimique identique à celle de nos hormones humaines (comme l’œstradiol ou la progestérone). 👉 En France, le THM (Traitement Hormonal de la Ménopause) prescrit avec patch d’œstrogène + Utrogestan® est déjà un traitement bio-identique . BON À SAVOIR L'Utrogestan est une forme de progestérone bio-identique , généralement mieux tolérée que les progestatifs de synthèse . Elle est utilisée en complément des œstrogènes pour protéger la muqueuse utérine chez les femmes qui ont encore leur utérus. Les gynécologues insistent souvent sur le fait que le THM est prescrit à la dose la plus faible possible pour soulager les symptômes sans “gaver” inutilement le corps . L’objectif du THM, ce n’est pas de revenir à un taux hormonal de 30 ans, mais de retrouver un équilibre confortable, personnalisé selon chaque femme. Quelle différence avec les hormones non bio-identiques ? Les hormones non bio-identiques sont aussi synthétiques, mais leur structure est différente de celle de nos propres hormones. Elles comprennent : Les œstrogènes équins conjugués (ex : Premarin®, surtout utilisé aux USA) Les progestatifs de synthèse (ex : nomégestrol, lévonorgestrel) Ces molécules ont une action hormonale, mais elles s’éloignent des hormones naturelles , ce qui peut augmenter les effets secondaires : troubles cardiovasculaires, risque accru de cancer du sein, etc. Le débat autour des hormones bio-identiques aux États-Unis Aux États-Unis, le terme “bio-identical hormones” est au cœur d’un gros marché porté par ce qu’on appelle des compounding pharmacies . Ce sont des pharmacies qui fabriquent des traitements "sur mesure", non standardisés, souvent à partir de tests salivaires ou hormonaux, et présentés comme plus naturels ou personnalisés. 👉 Mais attention : la FDA (l'agence américaine qui contrôle les médicaments, équivalent de notre ANSM en France) n’approuve pas la majorité de ces traitements issus des compounding pharmacies . Elle met en garde : 💊 Ces traitements sont mal encadrés 🧪 Le dosage est souvent imprécis 📉 Les bénéfices ne sont pas prouvés scientifiquement ⚠️ Ils peuvent être risqués s’ils ne sont pas suivis médicalement À ne pas confondre avec les traitements prescrits en France : ici, les hormones bio-identiques sont standardisées, autorisées et encadrées. Bio-identique ne veut pas dire naturel Le terme “bio-identique” est souvent mal compris ou utilisé à des fins marketing . Il donne l’illusion d’un traitement “naturel” ou “non chimique”, mais c’est faux . Les hormones bio-identiques sont bien des hormones synthétiques . Elles sont fabriquées en laboratoire à partir de matières premières végétales, mais leur forme finale est identique à celle produite naturellement par ton corps . Exemple : Utrogestan (progestérone micronisée) est une hormone bio-identique, mais elle est fabriquée industriellement . En conclusion : ce qu’il faut retenir ✅ Oui, les hormones bio-identiques peuvent faire partie d’un traitement hormonal de la ménopause efficace et bien toléré , en particulier lorsqu’elles sont standardisées et prescrites dans un cadre médical sécurisé (comme en France). ❌ Non, elles ne sont pas “naturelles”. Elles restent des produits de synthèse , même si elles miment parfaitement les hormones du corps humain. ⚠️ Attention aux traitements “sur mesure” non encadrés : les préparations dites “bio-identiques” aux USA ne sont pas toujours sûres , et peuvent être mal dosées ou inutiles. Ce qui compte : La bonne molécule Le bon dosage Un vrai suivi médical avec un professionnel formé
- Comprendre le lien entre péri/ménopause, thyroïde... Et la prise de poids : le guide complet
La ménopause et la périménopause apportent des changements hormonaux significatifs qui peuvent affecter de nombreuses fonctions corporelles, y compris celle de la thyroïde. Vous vous demandez pourquoi vous prenez du poids pendant cette période ? Ce guide complet explore en détail le lien entre la ménopause et la thyroïde, et offre des conseils pratiques pour gérer efficacement ces changements hormonaux. À quoi sert la thyroïde ? Comment fonctionne-t-elle ? La thyroïde est une glande essentielle située à la base du cou. Elle joue un rôle crucial dans la régulation du métabolisme, la croissance et le développement en produisant des hormones thyroïdiennes : la thyroxine (T4) et la triiodothyronine (T3). Ces hormones influencent pratiquement chaque organe du corps, mais leur fonction peut être perturbée pendant la périménopause et la ménopause. La thyroïde produit principalement deux hormones : Thyroxine (T4) : Cette hormone est la principale produite par la thyroïde. Bien qu'elle soit largement produite, elle doit être convertie en triiodothyronine (T3) pour devenir active. En tant que telle, la thyroxine (T4) agit comme une sorte de réserve qui peut être activée selon les besoins du corps. Triiodothyronine (T3) : C'est l'hormone active dérivée principalement de la conversion de la T4 dans divers tissus du corps. La T3 régule le métabolisme en influençant la consommation d'oxygène et la production de chaleur dans les cellules, ainsi que d'autres processus métaboliques essentiels . La production de ces hormones est régulée par l'hypophyse , une petite glande située à la base du cerveau. L'hypophyse sécrète une hormone appelée thyréostimuline (TSH) qui stimule la thyroïde à produire T4 et T3. Voici comment cela fonctionne : Lorsque les niveaux de T4 et T3 sont bas : L'hypophyse détecte ces niveaux bas et sécrète plus de TSH pour stimuler la thyroïde à produire davantage de T4 et T3. Lorsque les niveaux de T4 et T3 sont élevés : L'hypophyse réduit la production de TSH, ce qui diminue la stimulation de la thyroïde et réduit la production de T4 et T3. Ce mécanisme de rétroaction aide à maintenir un équilibre hormonal optimal dans le corps. Le lien entre la ménopause et la thyroïde Pendant la périménopause et la ménopause, les niveaux d'œstrogènes et de progestérone fluctuent et diminuent. Ces changements hormonaux peuvent influencer la fonction thyroïdienne de plusieurs façons : 1. Augmentation des troubles thyroïdiens : les fluctuations hormonales peuvent déclencher ou exacerber des problèmes thyroïdiens, comme l'hypothyroïdie, qui se manifeste par une fatigue, une prise de poids, et des troubles de l'humeur. 2. Symptômes similaires : les symptômes de la ménopause, tels que la fatigue, les troubles du sommeil, et la prise de poids, peuvent se chevaucher avec ceux de l'hypothyroïdie, rendant le diagnostic plus complexe. 3. Interférence avec le métabolisme : la baisse des œstrogènes peut ralentir le métabolisme, augmentant la tendance à prendre du poids et aggravant les symptômes d'un dysfonctionnement thyroïdien. Gestion et traitement de l'hypothyroïdie pendant la (péri)ménopause Voici quelques recommandations médicales & paramédicales pour soutenir une fonction thyroïdienne normale et à prévenir d'éventuels déséquilibres en période de périménopause et de ménopause. Évidemment, la gestion de la prise de poids doit être individualisée, en tenant compte des antécédents médicaux, des niveaux hormonaux et du mode de vie de chacune ! 1. Approche médicale : faites le point pour vous assurer que tout va bien - Bilan hormonal complet : consultez votre médecin pour faire un bilan hormonal complet, incluant les niveaux de TSH, T4 libre, T3 libre, ainsi que les niveaux d'œstrogènes et de progestérone. - Traitement de l'hypothyroïdie : si une hypothyroïdie est diagnostiquée, un traitement par lévothyroxine peut être nécessaire pour normaliser les niveaux hormonaux et améliorer les symptômes. - Thérapies hormonales substitutives : les THS peuvent être prescrits, MAIS nécessitent une surveillance étroite car ils peuvent influencer la fonction thyroïdienne. 2. Approche via la naturopathie : - Alimentation et suppléments : privilégiez une alimentation riche en iode (algues marines, poissons), en sélénium (noix du Brésil, graines de tournesol), en zinc (viande, graines de citrouille), et en vitamines B et D (œufs, poisson gras). - Phytothérapie : certaines plantes comme l'ashwagandha et le ginseng peuvent soutenir la fonction thyroïdienne, tandis que la maca et le trèfle rouge peuvent aider à équilibrer les hormones féminines pendant la périménopause. 3. Approche nutritionnelle : Comme dans n'importe quelle situation : évitez les aliments inflammatoires comme le sucre raffiné et les aliments transformés. - Aliments spécifiques pour la thyroïde : consommez des aliments riches en iode, sélénium, et antioxydants pour soutenir la santé thyroïdienne. - Phytoestrogènes : les aliments riches en phytoestrogènes comme le soja, les graines de lin, les pois chiches, et les légumes crucifères peuvent aider à équilibrer les niveaux d'œstrogènes. Attention : les personnes ayant des antécédents de cancers hormonaux (comme le cancer du sein) doivent consulter leur médecin avant de consommer des phytoestrogènes.
- Tout savoir sur l'ostéoporose & la ménopause
L'ostéoporose, souvent appelée "maladie silencieuse", est une condition médicale courante qui affecte principalement les femmes, en particulier autour de la ménopause. De quoi parle-t-on exactement ? Comment limiter son apparition ? Quels sont les remèdes ? AU SOMMAIRE : Qu'est-ce que l'ostéoporose ? Qui est touché.e par l'ostéoporose ? Ostéoporose et ménopause , ce joyeux combo Comment est diagnostiquée l'ostéoporose ? Quels traitements préventifs pour limiter l'ostéoporose ? Quels traitements médicaux pour limiter l'ostéoporose ? Qu'est-ce que l'ostéoporose ? L'ostéoporose est une maladie osseuse qui se caractérise par une diminution de la densité osseuse et une détérioration de la structure osseuse, ce qui rend les os fragiles et susceptibles de se fracturer facilement. Cette condition peut être asymptomatique pendant de nombreuses années, avant de conduire à de graves fractures , une perte de mobilité et par conséquent une diminution drastique de notre qualité de vie. Qui est touché par l'ostéoporose ? Bien que l'ostéoporose puisse affecter les deux sexes, les femmes sont beaucoup plus susceptibles d'en souffrir. Les femmes ont une densité osseuse inférieure et perdent de la masse osseuse plus rapidement après la ménopause en raison de la diminution des niveaux d'œstrogènes , une hormone qui joue un rôle crucial dans le maintien de cette densité osseuse. Ostéoporose et ménopause La période autour de la ménopause est particulièrement critique pour la santé osseuse des femmes. En périménopause , la perte osseuse s'accélère, augmentant ainsi le risque de développer une ostéoporose. Il est donc essentiel pour les femmes de prendre des mesures pour prévenir ou ralentir la progression de cette maladie. L'ostéoporose post-ménopausique est une maladie qui affecte la solidité des os, augmentant ainsi le risque de fractures. Elle est caractérisée par une diminution de la résistance osseuse et touche environ une femme sur quatre après la ménopause . Les fractures les plus courantes associées à cette condition sont : les fractures vertébrales, les fractures du poignet, les fractures de l'extrémité supérieure du fémur. des fractures des côtes ou de l'extrémité supérieure de l'humérus Comment est diagnostiquée l'ostéoporose ? Le dépistage du risque d’ostéoporose est possible grâce à la mesure de la densité minérale osseuse (DMO) réalisé lors d'un examen d’ostéodensitométrie. Comment ? En se basant sur une diminution de plus de 2,5 écarts-types de la valeur maximale d'une femme jeune, également connue sous le terme de T-score . L'ostéoporose est ainsi qualifiée de "densitométrique" lorsque le T-score est égal ou inférieur à -2,5 sur au moins l'un des deux sites osseux mesurés, à savoir la colonne lombaire et/ou le col du fémur. Le terme d'ostéoporose "fracturaire" est utilisé en cas de fracture après un faible traumatisme. Les risques sont accrus si une diminution de la densité osseuse est déjà présente avant l'approche de la ménopause, ou si des facteurs de risque de fracture sont déjà présents: Antécédents familiaux Patiente trop maigre Aménorrhée prolongée de plus de 6 mois avant la ménopause, Ménopause précoce avant l'âge de 40 ans Prise de certains traitements type décapeptyl, énanthone, les corticoïdes, ou les anti-aromatases. Vous pensez être à risque ? Votre médecin traitant évoluera avec vous le besoin de réaliser la mesure de densité minérale osseuse en fonction de votre situation, ou après une fracture, en fonction de votre âge. Quels traitements préventifs pour limiter l'ostéoporose ? Rien de bien neuf sous le soleil, comme à chaque fois, l'hygiène de vie joue un rôle primordial : Une alimentation riche en calcium et Vitamine D : - Le lait, le fromage et le yaourt sont d'excellentes sources de calcium. Les légumes à feuilles vertes comme le brocoli et le chou frisé, ainsi que les fruits secs comme les amandes, les figues et les oranges, sont également de bonnes sources de calcium. - La vitamine D est nécessaire pour aider l'organisme à absorber le calcium. Les meilleures sources de vitamine D comprennent les poissons gras comme le saumon, le thon et le maquereau, ainsi que les œufs, les champignons et les aliments enrichis comme les céréales et le lait. Dans certains cas, des suppléments de calcium et de vitamine D peuvent être recommandés. Consultez un professionnel avant de commencer tout supplément pour vous assurer qu'il est adapté à vos besoins individuels ! De l'exercice régulier : L'exercice physique, en particulier les activités de renforcement musculaire et de port de poids, ainsi que les sports à impact, peuvent aider à prévenir la perte osseuse : marche, course à pied, danse, musculation. Éviter les facteurs de risque : Limiter la consommation d'alcool, arrêter de fumer et éviter les chutes peuvent aider à réduire le risque de fractures liées à l'ostéoporose. Quels traitements médicaux pour limiter l'ostéoporose ? Dans les cas où le risque de fracture est élevé, votre médecin peut recommander des médicaments pour traiter ou prévenir l'ostéoporose : Les bisphosphonates sont parmi les médicaments les plus couramment prescrits pour traiter l'ostéoporose. Ils agissent en inhibant la résorption osseuse, c'est-à-dire la destruction des os par les cellules appelées ostéoclastes. Ils sont généralement pris sous forme de comprimés oraux une fois par semaine ou une fois par mois, ou par injection intraveineuse tous les trois mois ou une fois par an, en fonction du médicament prescrit. Les modulateurs sélectifs des récepteurs aux œstrogènes (SERMs) sont des médicaments qui agissent en imitant l'effet des œstrogènes sur les os, contribuant ainsi à prévenir la perte osseuse. Ils peuvent également aider à réduire le risque de fractures vertébrales. Le traitement hormonal de la ménopause : Le THM est une option de traitement qui implique la prise d'œstrogènes et/ou de progestérone pour compenser la diminution des niveaux hormonaux associée à la ménopause. Inhibiteurs de la RANK-ligand (RANKL) : Ils agissent en bloquant une protéine appelée RANK-ligand, qui joue un rôle clé dans la résorption osseuse. Comme pour chaque traitement, des effets secondaires existent, discutez des risques et des avantages de chaque traitement avec votre médecin afin de prendre des décisions éclairées. Sources : National Osteoporosis Foundation. ( https://www.nof.org/ ) Mayo Clinic. ( https://www.mayoclinic.org/ ) Centers for Disease Control and Prevention. ( https://www.cdc.gov/ )
- Comprendre les symptômes de la ménopause en 3 minutes
Dès la pré-ménopause, les femmes peuvent expérimenter une myriade de symptômes physiques et émotionnels. Il y a les symptômes connus parce que visibles (sécheresse cutanée et vaginale, bouffées de chaleur, etc) et les autres moins connus mais tout aussi insupportables : problèmes de mémoire, crise de panique, douleurs musculaires, etc. Voici une liste - non exhaustive malheureusement - de tous les symptômes qui peuvent être rattachés à la ménopause. Avant de rentrer dans le vif du sujet et de catégoriser les différents symptômes, je tiens à vous rappeler qu' en cas de doute : il faut consulter votre médecin / gyneco / sage-femme ! Nous avons trop l'habitude ne minimiser notre état, ou au contraire de tout mettre sur le dos de la ménopause et de ne pas faire attention aux signaux envoyés par notre corps. On parle beaucoup de palpitations cardiaques pendant la périménopause par exemple, mais si ces palpitations vous dérangent et vous empêchent de monter 3 marches sans être essoufflée : ce n'est pas forcement normal ! Écoutez-vous et consultez pour exclure toute condition médicale sous-jacente , personne ne le fera à votre place. Et maintenant, place aux symptômes ! (Youhou...) On a parlé des 20 , puis des 34, et enfin des 48 symptômes que l'on peut imputer à la ménopause. À date, le questionnaire "officiel" - dit questionnaire de Greene - sur lequel s'appuient les médecins pour évaluer notre état et les suivre sur la durée, contient 21 symptômes. Voici donc les fameux symptômes, rangés par catégorie pour s'y retrouver (eh oui, on en est là...) Attachez vos ceintures, c'est parti ! Symptômes climatériques Les symptômes climatériques, liés aux fluctuations hormonales pendant la ménopause, comprennent : Bouffées de chaleur Les bouffées de chaleur sont l'un des symptômes les plus reconnaissables de la ménopause. Elles se caractérisent par une sensation soudaine de chaleur intense, souvent accompagnée de rougeurs et de transpiration excessive. Ces bouffées de chaleur peuvent évidemment survenir à tout moment, et se répéter plusieurs fois au cours d'une même journée Sueurs nocturnes La même chose qu'au dessus, mais la nuit 🤡 Palpitations cardiaques Les palpitations cardiaques peuvent être ressenties comme des battements rapides, des battements irréguliers ou des sensations de "cœur qui bat dans la poitrine". Elles peuvent être accompagnées d'autres symptômes tels que des vertiges, des sueurs, ou une sensation de malaise. Vertiges Maux de tête Acouphènes Syndrome de la bouche brûlante Bouche et/ou yeux secs Syndrome de l'épaule gelée ( capsulite rétractile qui peut provoquer des inflammations de l’articulation de l’épaule) Symptômes Psychologiques et Émotionnels Les symptômes psychologiques et émotionnels peuvent inclure : Changements d'humeur Irritabilité Anxiété Dépression Problèmes de mémoire et de concentration Symptômes Gynécologiques Les symptômes gynécologiques sont souvent associés aux changements dans les organes reproducteurs et peuvent inclure : Sécheresse vaginale Douleurs pendant les rapports sexuels Sensibilité ou irritation vaginale Infections urinaires à répétition Aggravation du syndrome prémenstruel Symptômes Métaboliques Les symptômes métaboliques peuvent affecter le métabolisme et le poids corporel, et peuvent inclure : Gain de poids Diminution de la masse musculaire Difficulté à perdre du poids Problèmes dentaires Problèmes digestifs Symptômes Musculo-squelettiques Les symptômes musculo-squelettiques peuvent affecter les muscles et les os, et peuvent inclure : Douleurs articulaires et musculaires Ostéoporose (perte de densité osseuse) Symptômes Cutanés Les symptômes cutanés peuvent affecter la peau et les cheveux, et peuvent inclure : Sécheresse cutanée Démangeaisons sur l'ensemble du corps Acné Duvet sur le visage Perte de cheveux ou amincissement de la masse capillaire Ces symptômes, ils touchent toutes les femmes ? Voici quelques chiffres ( source ) : 87 % des femmes présentent au moins un symptôme en plus de l’arrêt des règles, 20 % à 25 % connaissent des troubles sévères 1/3 d’entre elles ne sont pas importunées. C'est un peu la loterie, et il y a tellement peu d'études scientifiques sur le sujet qu'il est compliqué d'expliquer pourquoi telle femme vivra cette période comme un non évènement tandis qu'une autre aura envie de se jeter par la fenêtre. Et alors, pour gérer tous ces symptômes, comment on fait ? Traitements hormonaux, paramédicaux, remise à niveau de son style de vie... Par ici pour découvrir des éléments de réponse pour vous aider à dompter quelques symptômes de la ménopause.
- Le traitement hormonal de la ménopause : une baguette magique ?
Vous avez décidé - en accord avec votre médecin - de sauter le pas et de rejoindre les 6% de femmes en France qui prennent un traitement hormonal pour lutter contre les symptômes de leur ménopause. Et maintenant que va-t-il se passer ? En combien de temps le traitement fait-il effet ? Est ce que ça veut dire que je peux reprendre ma vie comme avant ? J'oublie tous les compléments alimentaires que j'avais commencé à prendre ? Ma peau ne va plus flétrir ? Je vais arrêter de prendre du poids ?... Voici toutes les réponses à vos questions autour du THM. Qu'est-ce que le traitement hormonal de la ménopause (THM) ? Au bout de combien de temps fait-il effet ? Je prends le traitement hormonal, j'arrête les compléments alimentaires ? Impact du traitement hormonal sur le poids / la peau Impact du traitement hormonal sur notre santé mentale 1. Qu'est-ce que le traitement hormonal de la ménopause (THM) ? Le traitement hormonal de la ménopause (THM), aussi appelé traitement hormonal substitutif (THS), compense la baisse naturelle des hormones œstrogènes et progestérone à la ménopause. Ce traitement est souvent prescrit pour atténuer des symptômes comme : Bouffées de chaleur Sueurs nocturnes Troubles du sommeil Douleurs articulaires Sécheresse vaginale Ce traitement vise à améliorer la qualité de vie des femmes en réduisant ces désagréments. Pour en savoir plus sur les bénéfices, les contre-indications et les risques, retrouvez l'article très complet dédié à la présentation de ce traitement juste ici (bénéfices, contre-indications, risques associés, etc.) 2. Combien de temps faut-il pour que le traitement hormonal fasse effet ? Les effets bénéfiques du traitement hormonal peuvent varier d’une femme à l’autre. Certaines constatent une amélioration dès les premiers jours, tandis que pour d’autres, cela peut prendre jusqu’à 2 mois. Les symptômes tels que les bouffées de chaleur, les sautes d'humeur, et les douleurs articulaires sont souvent les premiers à s'atténuer. Il est important d’avoir un suivi régulier avec votre médecin pour ajuster le traitement si nécessaire. 3. Je prends le traitement hormonal, j'arrête les compléments alimentaires ? Même si le THM aide à soulager les symptômes, ce n'est pas une baguette magique. La ménopause représente LE moment pour faire le point sur son hygiène alimentaire / sportive / émotionnelle, pour envisager le plus sereinement possible votre vieillissement. Concernant les compléments alimentaires : je vous rappelle que les compléments alimentaires sont - comme leur nom l'indique - des compléments . Ils ne remplacent pas une alimentation variée et équilibrée, mais peuvent aider sur vos carences. N'oubliez pas de faire un état des lieux avec un.e professionnel.le avant de vous lancer dans l'achat de pilules ! Ceci étant dit, voici les principaux compléments à connaître pour accompagner votre ménopause : Le calcium et la vitamine D sont essentiels pour maintenir la densité osseuse et prévenir l’ostéoporose. Le magnésium peut aider à réduire les crampes musculaires et améliorer la qualité du sommeil. Les oméga-3 jouent un rôle crucial dans la santé cardiovasculaire et peuvent également améliorer l’humeur. Les vitamines du groupe B sont importantes pour gérer le stress et maintenir un bon niveau d’énergie. 4. Impact du THM sur la prise de poids Pendant la ménopause, la graisse autour du ventre a tendance à s’accumuler . En France, environ 60% des femmes prennent du poids (4-5 kg en moyenne), avec une augmentation du pourcentage de masse grasse, passant de 20-25% à environ 30%. Cette prise de poids est souvent difficile à perdre en raison des changements hormonaux qui ralentissent le métabolisme. Le traitement hormonal substitutif (THM) peut avoir des effets variés sur l’appétit et le poids. Chez certaines femmes, les œstrogènes contenus dans le THM peuvent réduire l’appétit, chez d'autres il peut aider à redistribuer les graisses de manière plus uniforme, réduisant ainsi l’accumulation abdominale. Cependant, d'autres femmes peuvent constater une augmentation de l'appétit, en particulier lorsque des progestatifs comme la médroxyprogestérone (Provera) ou le noréthistérone sont utilisés. Ces variations dépendent largement de la composition spécifique du traitement hormonal et comme à chaque fois : de la réponse individuelle de chacune d'entre nous. En tous cas, ce n'est en aucun cas une solution miracle pour perdre du poids. L'impact du THM sur la peau : des bénéfices visibles ? Les œstrogènes augmentent la production de collagène, qui aide à maintenir l’hydratation et l’épaisseur de la peau. Cela rend la peau plus souple et moins sujette au dessèchement. Le THM aide aussi à préserver l’élasticité de la peau, et donc à réduire les rides et le relâchement cutané mais n'oubliez pas de l'associer à une routine de soin spécifique ! Impact du THM sur notre santé mentale Les œstrogènes influencent également la production de neurotransmetteurs tels que la sérotonine et la dopamine, qui jouent un rôle important dans la régulation de l'humeur. Un traitement hormonal bien dosé peut aider à atténuer les symptômes d'anxiété et de dépression liés à la ménopause. Cependant, il est important de noter que le THM ne "soigne" pas la dépression. Il est essentiel d’avoir un suivi médical adapté, surtout si vous avez des antécédents de troubles psychologiques. Par ici pour en savoir plus sur ce sujet .
- Comment se prend le traitement hormonal de la ménopause (THM) ?
Vous vous renseignez sur le traitement hormonal de la ménopause et vous vous demandez comment il s’applique concrètement ? Gel, patch, comprimés, spray… Chaque forme a ses spécificités. Avant le rendez-vous avec votre gynécologue, voici un guide pratique pour mieux comprendre les différentes options et leur utilisation. 1.1 Les œstrogènes (soulagement des symptômes) Gel (Estrogel, Estréva) Appliqué sur la peau, idéalement sur une surface où la peau est fine et sur une large zone pour une meilleure absorption. Zones recommandées : l’intérieur des cuisses, le ventre, l’intérieur de l’avant-bras ou l’extérieur du bras vers l’épaule. Dose standard : 1 à 2 pressions (0,75 mg par pression), mais peut être ajustée selon les besoins. Avantages : application locale, absorption rapide, ajustement facile. Mode d’application : Lavez-vous les mains. Récupérez la dose prescrite (1 pression = 1 dose). Appliquez fermement le gel sur une large surface (environ deux fois la surface de la paume de la main). Si plusieurs doses sont nécessaires, appliquez-les sur des zones distinctes. Laissez sécher complètement avant de vous habiller (1 à 2 minutes). Lavez-vous les mains après application. 🔹 Attention : Ne pas appliquer sur la poitrine, les muqueuses, les zones irritées ou trop poilues. Ne laissez pas un animal se frotter ou lécher la zone traitée. Si vous souhaitez appliquer une crème hydratante ou solaire, attendez environ 25 minutes après l’application du gel. Patchs (Estradot, Climara) À coller sur le bas-ventre ou les fesses. Dosage : varie selon le patch (25 µg à 100 µg). Il faut changer le patch deux fois par semaine , toujours les mêmes jours. Avantages : diffusion continue, idéal pour celles qui oublient souvent les médicaments. Mode d’application : Appliquer sur une peau propre, sèche et sans lotion ou huile. Ne pas coller sur une zone graisseuse ou avec beaucoup de frottements (ex. : taille). Alterner les zones d’application pour éviter l’irritation cutanée. Comprimés (type Climaston) Administration orale, une fois par jour. Avantages : pratique, mais peut augmenter le risque de certains effets secondaires (ex. : troubles digestifs). Spray (Lenzetto) Application sur la peau, souvent l’avant-bras. Dosage standard : 1 à 3 pulvérisations, selon les besoins. Avantages : discret et pratique. 1.2 La progestérone (protection de l’utérus) Comprimés (Utrogestan, Duphaston) Voie orale ou vaginale. Indispensable si vous avez un utérus pour éviter l’hyperplasie de l’endomètre. 2. Ajuster son dosage : comment ça marche ? Trouver le bon dosage peut demander du temps. Voici les étapes et points à surveiller : Les symptômes persistent : faut-il augmenter les doses ? 👉 "Je suis sous 3 pressions d’Estréva, mais j’ai encore des bouffées de chaleur nocturnes. Devrais-je augmenter ?" Ce qu’il faut savoir : "Si vos symptômes persistent, parlez-en à votre médecin. Il pourra ajuster la dose progressivement, parfois en ajoutant 0,5 pression de gel." Mais : Ne changez jamais votre dose sans en parler avec votre médecin. Un excès d’œstrogènes peut provoquer d’autres symptômes, comme des douleurs mammaires, rétention d’eau, tensions dans les jambes, risque accru de stimulation de l’endomètre, etc. Les effets secondaires sont forts : faut-il diminuer ? 👉 "Plus j’augmentais l’Estrogel, plus mes suées nocturnes augmentaient. J’ai dû réduire, mais je suis perdue." Ce qu’il faut savoir : Trop d’hormones peut déséquilibrer votre système. Si vous ressentez des symptômes comme une nervosité accrue, une prise de poids rapide ou des migraines, parlez-en avec votre médecin, il pourra faire le point avec vous et diminuer la dose. Au bout de combien de temps vais-je sentir les effets ? Les effets bénéfiques du traitement hormonal peuvent varier d’une femme à l’autre. Certaines constatent une amélioration dès les premiers jours, tandis que pour d’autres, cela peut prendre jusqu’à 2 mois. Les symptômes tels que les bouffées de chaleur, les sautes d'humeur, et les douleurs articulaires sont souvent les premiers à s'atténuer. Le suivi médical est essentiel Notez vos symptômes dans un journal (intensité, fréquence) pour aider votre médecin à ajuster le dosage. Des contrôles réguliers sont importants pour vérifier que le traitement est bien toléré. Selon votre cas, votre médecin pourra prescrire des examens complémentaires. 3. Autres conseils pratiques Tenez un journal de vos symptômes pour aider votre médecin à ajuster le traitement si besoin Respectez une routine : appliquez le gel ou le patch à peu près à la même heure chaque jour. Si vous changez de médicament, vérifiez le dosage avec votre pharmacien. Ne modifiez jamais la dose sans avis médical. Consultez régulièrement votre médecin pour vérifier l’efficacité du traitement et ajuster si besoin. Rappel important Certaines femmes trouvent leur équilibre rapidement avec le THM, tandis que des ajustements seront nécessaires sur plusieurs semaines chez d'autres. Chacun vit sa ménopause différemment. Prenez le temps de comprendre ce qui fonctionne pour vous, et parlez-en avec votre médecin. Vous avez d'autres questions ? Les commentaires sont à vous !












